Kappler mentionne n'avoir vu qu'un Hevea et avoir, au moven d'incisions dans 1'écorce, obtenu du véritable caoutchouc.
C'est M. A- H. Berkhout qui, pour la première fois, attira 1'at-tention sur THevea sauvage qui croit en Surinam en découvrant sur les bords du Rempatie un jeune Hevea qui, ii cause de ses feuilles, passa pour un Hevea confusa ou pauciflora. (Rapport sur les forèts de Surinam 1903, page 51).
En contruisant un chemin de fer, en 1905, le surveillant Louis découvrit de jeunes plantes d'Hevea.
L'agent forestier Pi.asschaert saigna le tronc d'un arbre écorcé, mais le lait qu'il obtint ne contenait que 54.4 pCt. de gutta après dessèchement. En 1906, J. R. C. Gonggryp envoya des Javanais, a qui il avait montré des feuillles d'Hevea, a la recherche de grands arbres. Prés du placer de Koolhoven, on trouva une vingtaine d'arbres et, comme le lait qu'il obtint renfermait, selon les analyses du Dr. Sack, 88 a 94 pCt. de gutta a 1'état sec. il fut établi que le rubber de 1'Hevea guyanensis devait être de bonne qualité.
Egalement la production était assez bonne 'Onze West, 5 janvier 1907).
La malaria empêcha M. .1. R. C. Gonggrijp de poursuivre ses recherches.
En 1907, l'agent forestier baron van Asbeck les continua prés de la mine de Montana.
Ses expériences établirent que le caoutchouc était de bonne qualité et des enquêtes ultérieures, en 1908 et 1909, prouvèrent que la production egalement était satisfaisante.
Caractères botaniques.
Les specimens que M. van Asbeck, le Dr. van Hall et le Dr. Berkhout ont trouvés le long du chemin de fer ont été déterminés comme appartenant a 1'Hevea guyanensis Aubl.
Cette variété, contrairement a l'Hevea brésiliensis Müll. Arg. et la plupart des autres variétés brasiliennes, appartient a la division des Euheveas de la familie des Heveas, qui se caracté-rise principalement par une couronne d'étamines dans les